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Maths : la méthode de Singapour vaut-elle le détour ?
Singapour caracole en tête des palmarès internationaux en mathématiques. En France, le niveau dégringole depuis vingt ans. Quels sont les secrets de la méthode de Singapour ? " Nous n'avons rien inventé ", déclare Yeap Ban Har, le gourou local des maths qui explique s'être inspiré des recherches menées par les Occidentaux. Les résultats de Piaget, Freinet, Montessori ou Pólya n'ont pas trouvé leur place dans les programmes européens mais ont été mis en pratique à Singapour. Avec des résultats spectaculaires.

Dans un hors-série qui lui est consacré, Le Point nous dévoile comment se construit le nombre, la technique opératoire de la soustraction et de l'addition, comment aborder l'aire et le périmètre, modéliser une division par une fraction unitaire... Une méthode qui aide les enfants du primaire à réfléchir, à raisonner, explique Monica Neagoy qui a traduit et adapté la méthode de Singapour en France. En France, explique-t-elle, " beaucoup de jeunes élèves décrochent très vite, à la fois à cause des maths elles-mêmes et de la manière dont elles sont enseignées. Le principal problème réside dans le passage à l'abstraction, qui se fait trop rapidement, en écrivant sur les cahiers des écritures symboliques dont le sens n'est pas toujours déjà compris ".

La méthode de Singapour se penche sur les mêmes notions dans chaque classe de l'élémentaire, mais en les approfondissant davantage au fil des années. Le hors-série du Point propose une soixantaine de pages extraites des manuels édités par la Librairie des Ecoles, autour de trois domaines emblématiques : la résolution de problèmes, au coeur de la méthode ; l'étude des grandeurs et mesures, qui montre comment le glissement progressif du concret à l'abstrait permet à l'enfant d'acquérir un vrai sens des nombres ; et les fractions, une notion souvent considérée à tort comme problématique.




Publié le 22 décembre 2017
SQ 250-300